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Liberté pour Alexaï Gaskarov et les détenus du 6 mai !

juin 19, 2013

Lu sur IMC BXL

À l’appel de nos camarades russes, les JAC et la LCR appellent à la mobilisation des organisations sociales et politiques de la gauche belge, dans le cadre de la semaine d’actions solidaires contre l’arrestation et la détention arbitraire de l’activiste antifasciste russe Alexeï Gaskarov et de tous les prisonniers de l’affaire du 6 mai.

Rejoignez-nous le lundi 24 juin de 17h30 à 18h30, à la sortie du métro Art-Loi, qui se trouve au niveau du bâtiment de la Représentation de la Fédération de Russie auprès de l’Union européenne, sur le trottoir d’en face.

Alexei Gaskarov, jeune économiste et activiste de gauche, défenseur des forêts de Khimki et de Tsagovskii, a été à nouveau arrêté le 27 avril 2013 à Moscou. La police entend clore cette affaire retentissante par une longue peine de prison. Alexei s’est fait connaître comme « otage de Khimki » en 2010 : le lendemain d’une action de protestation à Khimki, il a été arrêté comme porte-parole d’initiatives antifascistes et écologiques. Après trois mois de détention provisoire et un acquittement complet il n’a pas cessé son activité. Au contraire, il s’est engagé plus activement dans l’auto-administration locale de sa ville natale, Joukovskii (région de Moscou). Depuis 2011, il s’investit dans le mouvement de protestation et prend part régulièrement à des débats publics. En octobre 2012, il est élu au Conseil de coordination de l’opposition où il met en place un agenda social. Antifasciste célèbre, Alexei est devenu ces deux dernières années, grâce à son énergie et à sa compétence, une figure publique gênante pour le pouvoir.

À la police, le tristement célèbre département « E » (pour « anti-exstrémisme ») ne peut pardonner à Alexei son rôle-clef dans les mouvements sociaux. Depuis son acquittement triomphal dans l’affaire de Khimki, la police fait pression sur lui, organise des provocations. Cette fois, la police essaie de poursuivre Gaskarov dans un dossier fabriqué de toute pièce sur les « désordres » du 6 mai 2012 lors d’un meeting autorisé à Moscou.

La solidarité internationale a déjà montré plus d’une fois son efficacité dans les cas mêmes les plus difficiles. Grâce à votre soutien, en octobre 2010 les « otages de Khimki » ont été libérés. Désormais votre soutien est surtout important pour toutes les personnes arbitrairement jetées en prison depuis le 6 mai 2012, qui sont désormais au nombre de 28. Le 18 juin Alexei Gaskarov fête son anniversaire. Le 28, un tribunal fantoche devra décider s’il doit rester en détention en attendant son procès. Il est très probable qu’il passera la prochaine année de sa vie en prison. Nos actions de solidarité sont nécessaires pour obtenir sa libération et celle de dizaines d’innocents détenus dans le cadre de cette affaire montée de toute pièce. Rejoignez-nous, agissons ensemble contre l’arbitraire et les répressions politiques en Russie !

De quoi sont accusés Alexei et les autres prévenus de « l’affaire du 6 mai » ?
Ce jour-là des formations spéciales de la police ont fait un usage massif de violence afin de provoquer les manifestants, violant ainsi la liberté de réunion publique. Les débats publics du 22 avril 2013 ont montré de manière irréfutable que la police était responsable de ces incidents et de la violation de la loi. Pourtant les pouvoirs publics russes n’ont jusqu’à ce jour pas lancé d’enquête sur les actions de la police. Au contraire, le Comité d’instruction a été utilisé pour intimider les participants de cette manifestation. Le montage de l’affaire a commencé le 27 mai 2012, avec l’arrestation du premier suspect, une étudiante de 18 ans, Alexandra Doukhanina. Depuis, sans aucune logique, la police a arrêté encore 27 personnes. Parmi eux on trouve des étudiants, des entrepreneurs, des chercheurs, des activistes, des retraités, des citadins lambda. Alexei Gaskarov a été arrêté en dernier. Le 6 mai 2012 il a été blessé lors du meeting par un policier qui l’a d’abord jeté à terre puis lui a mis un coup de pied au visage. Gaskarov s’en est sorti avec des points de suture. Il a envoyé une plainte au Parquet. Mais comme avec d’autres cas de violence policière le 6 mai 2012, le Parquet n’a pas donné suite à sa plainte.
On observe un schéma général dans le montage de cette affaire : chacun des accusés est d’abord enfermé pour deux mois, puis la détention provisoire est prolongée plusieurs fois. Les juges refusent de prendre en compte les arguments de la défense et les falsifications patentes de preuves. Certains des interpellés ont montré, pièces justificatives en main, qu’ils n’étaient pas à Moscou ce jour-là. Et pourtant, eux aussi ont été écroués. Les répressions menacent encore au minimum quelques dizaines de participants au meeting. Sur son site, le Comité d’instruction déclare que « l’identification de tous les personnes sans exception qui ont pris part aux désordres de masse » va continuer. À nous de nous opposer aux répressions politiques !

Plus d’info : http://fr.gaskarov.info/
Evenement facebook : https://www.facebook.com/events/167155460122337/

 

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