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[Lyon] Attaques racistes contre les quartiers populaires

juin 24, 2012

Malgré l’interdiction, les nazis maintiennent leur manif’ à la Guille et menacent les habitant-e-s

Article publié le 22 juin, mis à jour le 24 juin sur Rebellyon.info

 

Dans un com­mu­ni­qué, les nazis des Jeunesses Nationalistes crient vic­toire d’une audience accep­tée en urgence pour leur recours après l’inter­dic­tion de leur mani­fes­ta­tion par la pré­fec­ture. Jugement demain matin au tri­bu­nal admi­nis­tra­tif, à proxi­mité de la place Guichard où le ras­sem­ble­ment est prévu.

Rappelons que ce grou­pus­cule est implanté à la Guillotière, dis­crè­te­ment, dans des locaux situés au rez-de-chaus­sée du 19 rue de Marseille, fai­sant planer depuis des mois sur tout le quar­tier la menace d’actes racis­tes.

Ce jeudi, le préfet du Rhône a inter­dit la mani­fes­ta­tion pro­gram­mée à Lyon pour le samedi 23 juin par les Jeunesses natio­na­lis­tes, un nou­veau grou­pus­cule d’extrême droite. Malgré tout, les orga­ni­sa­teurs, Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti, main­tien­nent leur appel à défi­ler.

Ce quar­tier, de la Guillotière, c’est pour eux un sym­bole des « ter­ri­toi­res à l’aban­don où les blancs sont mino­ri­tai­res » ! Cette manif’ serait pour eux « une sou­pape de sécu­rité », et ils mena­cent à demi-mots qu’ils ne seront pas res­pon­sa­bles des vio­len­ces exer­cées dans le quar­tier si l’inter­dic­tion de la manif’ venait à être confir­mée demain matin.

« A partir du moment où cette colère ne peut pas s’expri­mer natu­rel­le­ment, notam­ment à tra­vers les mani­fes­ta­tions, elle va s’expri­mer par des moyens détour­nés ».

A lire sur Rue89Lyon.

Si vous sou­hai­tez passer un petit mes­sage à l’orga­ni­sa­teur, voici son por­ta­ble puisqu’il le dif­fuse publi­que­ment.

MAJ 23/06 à 13h : le recours déposé par Gabriac a été rejeté par le tri­bu­nal, la mani­fes­ta­tion des jeu­nes­ses natio­na­lis­tes reste donc inter­dite. Restons vigi­lants cet après-midi alors que les fachos main­tien­nent leur appel.

14 h. 700 flics déployés dans le centre de Lyon aujourd’hui face aux mena­ces des fafs (et pré­ten­dû­ment des anti­fas ! Le préfet joue tou­jours la pré­ten­due oppo­si­tion en néga­tion totale des faits et des idées).

14h10. Des nazis sont déjà pré­sents Place Guichard malgré l’inter­dic­tion.

14h30. A l’heure ini­tia­le­ment annoncé pour leur mani­fes­ta­tion, seuls quel­ques fafs (une ving­taine) sont visi­bles sur la place Guichard, com­plè­te­ment qua­drillé par la police. Quelques nazis trai­nent par ailleurs dans les rues adja­cen­tes et dans le quar­tier.

14h45 Une qua­ran­taine de fafs ten­tent un départ vers la gare de la Part-Dieu.

15h Gros déploie­ment poli­cier quand même. Un hélico est pré­sent. Inquiétude chez les com­mer­çants de la Guille.

15h20 Une tren­taine de fafs tou­jours à l’arrêt de tram du Palais de Justice, d’autres, qui étaient dans les rues autour, les rejoi­gnent.

15h30. Un autre groupe d’une qua­ran­taine de fafs est pré­sent vers la gare de la Part-Dieu.

15h35. Les fafs pré­sents devant le Palais de Justice sont partis vers la Part-Dieu à leur tour.

15h45. Une cin­quan­taine de fafs à la Part-Dieu est entou­rée par des CRS, sous les inju­res d’une foule de cent ou deux cents per­son­nes. Ils sont exfil­trés par petits grou­pes de 5. Des fafs non repé­rés par les keufs trai­nent autour.

16 h. 300 à 400 per­son­nes très hos­ti­les contre les fafs à la Part-Dieu. Les flics ten­tent de les faire monter dans des cars.

16h05. Tous les fafs du ras­sem­ble­ment sont mis dans des cars, à la fois inter­pel­lés mais aussi pro­té­gés des très nom­breu­ses per­son­nes hos­ti­les, qui leur ont notam­ment jeté des canet­tes, contre les flics sem­blent se retour­ner. Yvan Benedetti, le leader de l’Œuvre Française, fait partie des per­son­nes inter­pel­lées.

16h35. 20 à 30 fafs place Guichard, blo­qués par les flics. On nous rap­porte d’autres petits grou­pes dans la ville, très isolés. Hélicoptère tou­jours au-dessus de la Guille.

17h50. Alors que la jour­née est un échec cui­sant pour les fas­cis­tes (ils étaient moins de 100 alors qu’ils espé­raient être 1000), on en apprend un peu plus sur les motifs d’inculpa­tions détaillés par le préfet aux jour­na­lis­tes du pro­grès :

Parmi les inter­pel­lés, « cer­tains vont faire l’objet d’une véri­fi­ca­tion d’iden­tité et d’autres seront placés en garde à vue pour des infrac­tions plus graves que leur par­ti­ci­pa­tion à un attrou­pe­ment », a déclaré le préfet délé­gué pour la défense et la sécu­rité, Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts. Certains mili­tants por­taient « des cou­teaux ou des barres de fer », et d’autres pour­raient être pour­sui­vis pour des « vio­len­ces sur agent de la force publi­que », a-t-il ajouté, sou­li­gnant qu’il n’y avait eu « aucune dégra­da­tion ni blessé » pen­dant l’après-midi.
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Parallèlement, d’autres mem­bres pré­su­més des Jeunesses natio­na­lis­tes ont été inter­pel­lés dans le quar­tier de Saint-Jean, sur la rive droite de la Saône, por­tant « des fumi­gè­nes ou des cou­teaux dans leur sac à dos », d’après M. Cazenave-Lacrouts.

Pendant ce temps quel­ques fachos perdus ont appris la course à pied dans les rues de la Guillotière, visi­ble­ment déçu de l’accueil qui leur fut fait par les habi­tants du quar­tier. Benedetti coincé avec ses amis fas­cis­tes dans la cour de Marius Berliez (com­mis­sa­riat cen­tral), Gabriac plan­qué loin de Lyon, une affluence ridi­cule et une fin de jour­née en garde-à -vue après s’être fait huer à Part-Dieu par la foule…. Sale jour­née pour les nazis !

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les quelques fascistes présents place Guichard, enfermés par la police
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Yvan Benedetti, pas très content…
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Les fascistes sont copieusement hués par la foule devant la gare de la Part-Dieu

18h50. Une quin­zaine de fafs sont partis en mini manif sau­vage à St-Jean. (Quand on se rap­pelle les consé­quen­ces la der­nière fois qu’ils y ont défilé…)

Sur les 70 per­son­nes arrê­tés par la police, 58 ont été placés en garde à vue.

Alors que les fachos pei­naient à attein­dre la cen­taine de pré­sents, la mani­fes­ta­tion de sou­tien aux syriens en révolte contre Bachar al Assad et son régime a ras­sem­blé plus de 400 per­son­nes cet après-midi dans les rues de Lyon.

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