Skip to content

Renvoi du procès des antifas parisiens

mai 7, 2012

Source : Juralib via AFP

 

Le tribunal correctionnel de Paris a renvoyé au lundi au 4 juillet le procès de dix militants de gauche interpellés le 8 mars pour avoir collé des affiches contre un colloque d’extrême droite à Paris. Les dix prévenus devaient comparaître notamment pour des faits de dégradation, mais la 29e chambre, qui siégeait à juge unique, a estimé que le dossier devait être examiné par une formation collégiale, comprenant trois magistrats. Cette audience se tiendra finalement le 4 juillet à 13h30 devant les magistrats de la 14e chambre.

 

Le tribunal correctionnel de Paris a renvoyé au lundi au 4 juillet le procès de dix militants de gauche interpellés le 8 mars pour avoir collé des affiches contre un colloque d’extrême droite à Paris. Les dix prévenus devaient comparaître notamment pour des faits de dégradation, mais la 29e chambre, qui siégeait à juge unique, a estimé que le dossier devait être examiné par une formation collégiale, comprenant trois magistrats. Cette audience se tiendra finalement le 4 juillet à 13h30 devant les magistrats de la 14e chambre.

Quelques jours après leur interpellation, leur avocate, Me Irène Terrel, avait dénoncé une « répression politique démesurée ». Les dix militants, parmi lesquels figurent trois membres du NPA, avaient été arrêtés jeudi 8 mars dans la soirée devant l’espace Charenton (XIIe) où des affiches avaient été collées pour dénoncer la tenue, deux jours plus tard, d’un colloque intitulé « La France en danger », organisé avec le soutien du Bloc identitaire, un groupuscule d’extrême droite. Leur garde à vue avait duré 48 heures, mais ils n’avaient été présentés au parquet que le dimanche.

« Je suis stupéfaite par le sort réservé à mes clients », avait dit Me Terrel à l’époque, en affirmant qu’on avait prélevé leurs empreintes ADN au cours des 48 heures passées en garde à vue. « Vu les incriminations, cette affaire a pris une ampleur démesurée. Il n’y a rien, pas de violences, pas d’outrages, pas de rébellion », avait-elle ajouté.

Dans un communiqué, le NPA avait exigé la « libération des colleurs d’affiches antifascistes », en voyant dans ces interpellations « une intimidation politique ».

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :