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Opération Lyon Propre: les complots nazis lyonnais rendus publics

mars 4, 2012

Article issu de Rebellyon

Une nouvelle livraison d’informations hackées à l’extrême-droite radicale lyonnaise révèle une tentative d’union entre des supporters lyonnais et l’ensemble des groupuscules nationalistes radicaux lyonnais voire stéphanois, tandis que le « GUD se retrouve à poil ».

Le site StreetPress, repris par Rue89, a pris le temps d’analy­ser la première série de docu­ments révélés par l’opération Lyon Propre la semaine der­nière sur le site (toujours hacké) du GUD Lyon, http://coalitionrhonealpes.wordpress.com .

Revigoré après quelques années de calme, le GUD avait fait une rentrée en trombe et préparait d’arra­che moustache les élections universitaires à venir ce prin­temps à Paris et à Lyon. Mais pas de bol, vendredi 27 jan­vier, des Anonymous lyonnais hackent le compte mail de Steven Bissuel, le boss du GUD à Lyon. Ce qui leur permet de s’emparer du compte Twitter du GUD Lyon, de hacker le site du GUD (qui renvoie désormais vers le site du mouvement antifasciste Reflexes) et de publier échanges de mails, contacts personnels et… des compte rendus de réunion internes aux différentes section du GUD à Lyon et à Paris.

Au-delà des éléments souli­gnés par StreetPress, on peut lire dans les comptes-rendus du GUD parisien révélés par le hack des Anonymous, la mention « Un bon gauchiste est un gauchiste à l’hôpital ». Voilà qui a le mérite d’être clair.

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Mais plus intéressant encore, une nouvelle livraison de « leaks » sur le site hacké par les anonymous précise des informations sur une éventuelle « unité gauloise » rassemblant les membres de Lyon Dissident (ex-équipe du Bunker Korps de Gerland), de Troisième Voie, du GUD Lyon, d’Europe Identité (issu de Terre et Peuple) et des Jeunesses Nationalistes. Mais aussi des nazis stéphanois et des supporters lyonnais. Et sur Facebook, les nazis pren­nent moins de gants que devant les caméras de France 3. Alors que l’un de leurs soucis est, comme les Identitaires, de noyer le pois­son sur leurs opinions politi­ques réelles derrière un laïus pitoyable les présentant comme « respectables » voire « authentiquement socialis­tes », et surtout pas racistes (Gabriac au journaliste de France 3), sur Facebook le vernis craque sévère :

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Par « NS », dans la bouche de Steven Bissuel, petit leader du GUD Lyon, il faut bien sûr entendre « national-socia­liste », nazi quoi.

Cette « unité gauloise » consiste notamment dans la mise en commun des locaux de Terre et Peuple, situé au 58 cours Tolstoï à Villeurbanne, et celui de l’Œuvre Française et des Jeunesses Nationalistes à la Guillotière.

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On apprend même que le QG de la Guillotière porte un surnom, « La Maison Bleue » et sert donc de lieu de réu­nion à tout ce petit monde, qui s’y est retrouvé samedi 28 janvier au matin :

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Peut-être partageront-ils également leurs bonnes adresses, comme celle du bar des 3 fleuves situé derrière Perrache, au 10 rue Claudius Collonge, qui a accueilli le concert du groupe Match Retour le 14 janvier dernier après la manif’ des Jeunesses Nationalistes. Ce nom de groupe ne vous dit probable­ment rien, mais c’est celui dont Renaud Mannheim, fon­dateur du Bunker Korps et du groupe lyonnais de 3e Voie, est le leader.

C’est le documentaire de France 3 qui nous confirme cette information, malgré le floutage du nom sur la devan­ture, notamment durant l’interview de Serge « Batskin » Ayoub devant ce bar.

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Une petite vérification sur Google Maps, et voilà :

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Les riverain-e-s s’étaient certainement demandées ce qu’il se passait ce soir-là près de chez eux…

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Et bien un concert authentiquement nazi ! La caméra de France 3 a réussi à pénétrer quelques secondes sur invitation de Serge Ayoub. Manque de pot, un gars se met à faire le salut nazi au fond de la salle, un salut que Renaud Mannheim a toujours apprécié dans son local du Bunker Korps. Le propriétaire du bar, sans même avoir vu ce salut nazi et souhaitant apparemment garder une certaine confidentialité sur la nature de cette soirée, éjecte alors illico les journalistes.

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Le lieu du concert de ce soir-là n’était sans doute pas un hasard. C’était également le lieu de rendez-vous de la manif « contre la casse » de l’extrême-droite radicale lyonnaise en octobre 2010 (organisée en grande partie par « Malko », proche de Mannheim, en taule depuis pour l’agression d’un couple à Villeurbanne). Par ailleurs, il sert régulièrement de point de départ pour les suppor­ters lyonnais les plus fafs des « Indépendants » lors des matchs à l’extérieur. Les « Indépendants », vivier de recrutement des néo-nazis lyonnais (même si tous ne le sont pas), s’étaient signalés en septembre dernier par une vidéo d’inspiration claire­ment faf.

Une proximité idéologique de certains supporters de l’OL à mettre en relation avec la nouvelle interpellation de six « ultras lyonnais » pour des tags racistes et antisémites.

Six membres de « Mezza Lyon », un groupuscule de supporteurs de l’OL proche de l’extrême-droite, ont été interpellés cette semaine par la police stéphanoise. Ils sont interdits de stade jusqu’à leur jugement.
Ils sont soupçonnés de dégradations sur plusieurs véhicules appartenant à des Magic Fans, groupe de supporteurs des Verts, lors du match ASSE-OL du 26 octobre der­nier à Geoffroy-Guichard. Plus grave : ils auraient aussi, un mois plus tard, tagué le local de leur association avec des inscriptions racistes et antisémistes. Sur les six sus­pects, âgés d’une vingtaine d’années, cinq sont déjà connus pour des infractions commises dans une enceinte sportive (fumigènes ou violen­ces).

Certains supporters sont d’ailleurs conviés à la réu­nion du 28 :

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Mais convier des gens du stade et des stéphanois à la même réunion n’est pas sans poser des soucis !

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